Description

Tout jeune, j’écoutais mon oncle raconter ses « faits de guerre » dans les Balkans. Souvent il ponctuait son récit d’onomatopées reproduisant le bruit des canons, le sifflement des bombes ou les ratés d’un moteur d’avion. Quand nous étions à table, il rendait plus vivant son récit en simulant les lieux par les objets à sa portée. Engagé militaire en 1916, après une formation de mécanicien avion, il sert sur le front des Balkans puis, jugé trop jeune, il est rapatrié et affecté sur le front au nord de la France. Après l’armistice, il est renvoyé en Turquie et en Bulgarie pour servir, entre autres sur la ligne régulière (poste aérienne) Bucarest-Bourgas-Constantinople. Employé ensuite à la société Rateau, il a toutefois continué à graviter autour de l’aviation : aéroclub, meetings, anciens de l’Armée de l’Air… Ses hobbies étaient la philatélie, l’histoire, la géographie. J’ai rassemblé le journal qu’il a écrit presque quotidiennement ainsi que des extraits des quelque huit cents lettres et cartes postales qu’il a écrites à ses parents et à sa cousine germaine, Geneviève Bourcier qu’il a épousée en 1920. En 1916, il n’avait que 19 ans et n’avait jamais quitté sa ville natale de Nantes, aussi son récit est passionnant, émouvant, drôle, et parfois poétique.